Un portefeuille pour investir dans l’économie spatiale en assurance vie
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L’opérateur boursier européen Euronext a vu son bénéfice net reculer de 4,4% au deuxième trimestre 2019, en raison notamment de charges exceptionnelles liées à l’acquisition de la Bourse d’Oslo, mais son chiffre d’affaires a progressé au-delà des attentes, selon des résultats publiés mercredi.
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Le bénéfice net du groupe a atteint 53,4 millions d’euros d’avril à juin, contre 55,8 millions d’euros un an plus tôt, pénalisé à la fois par le report du versement des dividendes d’Euroclear et la rachat de la Bourse norvégienne, a détaillé l’opérateur boursier dans un communiqué.
Le consensus des analystes compilé par le fournisseur de données financières Factset tablait sur un bénéfice net de 54,5 millions d’euros et celui de Bloomberg sur 50,65 millions d’euros.
Euronext publie "un ensemble de résultats solides pour le deuxième trimestre2019, tirés à la fois par une amélioration de la diversification des revenus [et] par une discipline continue en matière de coûts", s’est félicité Stéphane Boujnah, le directeur général du groupe, lors d’une conférence téléphonique.
Les revenus du groupe, à 159 millions , sont ressortis au-dessus des attentes (155,3 millions attendus selon Factset et 155,25 millions selon Bloomberg), tirés par la bonne performance de l’activité de cotation ("listing") qui a été dopée par les services aux entreprises (+51,7%).
Ils ont aussi profité, à hauteur de 4,5 millions d’euros, de l’intégration de la Bourse d’Oslo, effective depuis le 14 juin. Retraité de cette acquisition, le chiffre d’affaires du groupe baisse de 1,7% au deuxième trimestre.
Parallèlement à la croissance de ses revenus, Euronext a continué à faire des économies, réduisant ses dépenses opérationnelles (hors dépréciations et amortissements) de 7,8 millions d’euros sur la période, mais a aussi récolté les fruits des synergies obtenues grâce à l’acquisition de la Bourse de Dublin.
L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) du groupe ressort ainsià 98,1 millions d’euros contre 87,6 millions (+12% sur un an), là où le consensus Factset tablait sur 89,9 millions et Bloomberg sur 89 millions.
La marge d’Ebitda s’est établie pour sa part à 61,7% du chiffre d’affaires, contre 56% au deuxième trimestre 2018, a précisé l’opérateur boursier, qui chapeaute les places de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne, Dublin et depuis peu, Oslo.
Au terme d’une âpre bataille avec le Nasdaq américain, Euronext a en effet annoncé mi-juin avoir mis la main sur la place scandinave.
"Les coûts d’intégration d’Oslo Børs VPS" vont atteindre leur point culminant au second semestre et "de nouveaux projets vont être lancés", c’est pourquoi "en dépit de bonnes performances sur les coûts au deuxième trimestre, nous ne changeons pas nos perspectives concernant les coûts pour 2019 annoncées en février, à savoirune faible croissance à un chiffre comparé à 2018", a précisé M. Boujnah.
jra/jug/LyS
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