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Le titre du constructeur automobile Renault s’enfonçait de près de 7% jeudi matin à la Bourse de Paris, pénalisé par le retrait soudain de l’offre de fusion déposée par l’italo-américain Fiat Chrysler (FCA).
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A 10H00 , l’action Renault chutait de 6,76% à 52,40 euros, dans un marché en hausse de 0,60%. Fiat s’affichait de son côté en repli de 0,5%, à 11,64 euros, à la Bourse de Milan.
Fiat Chrysler a retiré dans la nuit de mercredi à jeudi sa proposition de fusion avec Renault pour former le numéro 3 mondial de l’automobile, faisant porter la responsabilité de cet échec au gouvernement français.
"Le retrait de l’offre de FCA fait tomber les deux constructeurs dans un vide stratégique" qui ne plaît pas aux marchés, a commenté dans une note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.
Dès le retrait de son offre, Fiat Chrysler a ciblé l’Etat français, actionnaire de Renault, estimant que les "conditions politiques" n’étaient pas réunies en France pour "mener à bien un tel rapprochement".
Une source proche du constructeur italo-américain jeudi matin a été encore plus claire : "la position soudaine et incompréhensible de Bercy" se trouve au coeur de l’échec des discussions, selon elle. "De nouvelles exigences du gouvernement français ont conduit à cette situation dommageable pour toutes les parties", a déclaré cette source à l’AFP.
"Nul doute que le dirigisme économique à la française sera encore montré du doigt, peut-être à juste tire, mais mieux vaut se garder de jugements trop définitifs à ce stade", a encore estimé M. Le Liboux.
"Il semblerait que Nissan était opposé à cette fusion dans l’immédiat, ce qui aurait peut-être menacé l’Alliance", a-t-il ajouté.
Tenu à l’écart des discussions entre Renault et FCA jusqu’à l’annonce du projet il y a dix jours, Nissan, dont Renault détient 43% du capital, et qui contrôle 15% de Renault, craignait d’être marginalisé dans l’opération mais y voyait aussi des opportunités en matière de partages de technologies.
Cette fusion aurait créé un groupe de plus de 30 milliards d’euros de valorisation boursière, produisant 8,7 millions de véhicules par an.
Le projet prévoyait la création d’une holding basée à Amsterdam et détenue à parts égales par les actionnaires de Renault et FCA.
jra/tq/nth
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