Assurances vie permettant de verser à 100% en fonds euros

Assurances vie permettant de verser à 100% en fonds euros © stock.adobe.com
Assurance-vie : pourquoi conserver un contrat permettant d’investir à 100 % sur le fonds euros ?
Investir en assurance-vie ne signifie pas nécessairement accepter une part de risque sur les marchés financiers. Certains contrats permettent toujours d’affecter 100 % de ses versements au fonds en euros, sans imposer une quote-part d’unités de compte. Une possibilité particulièrement intéressante pour les épargnants recherchant avant tout la sécurité du capital, mais également pour ceux qui détiennent déjà un autre contrat d’assurance-vie plus performant pour investir sur des ETF, des fonds actions, des supports obligataires, des SCPI ou du private equity.
L’idée peut sembler contre-intuitive : pourquoi détenir deux contrats d’assurance-vie lorsque l’on pourrait réunir tous ses placements au sein d’un seul ? Tout simplement parce qu’un contrat performant pour son fonds en euros n’est pas nécessairement le meilleur pour investir en unités de compte. Et inversement. Plutôt que de chercher le contrat universel, l’épargnant peut donc sélectionner plusieurs assurances-vie ayant chacune une fonction précise dans son patrimoine.
100 % fonds euros : une possibilité devenue un véritable critère de sélection
Sur le papier, un contrat multisupport permet à l’épargnant de répartir librement son capital entre fonds en euros et unités de compte. Dans les faits, les conditions commerciales imposées par les assureurs sont parfois plus contraignantes. Certains fonds en euros imposent une part minimale d’unités de compte lors des versements, tandis que certaines offres de bonification du rendement sont réservées aux épargnants acceptant de placer une proportion déterminée de leur capital sur des supports non garantis.
Pour autant, investir intégralement sur un fonds en euros reste possible sur de nombreux contrats commercialisés en 2026. Parmi les offres recensées figurent notamment Placement-direct Euro+, AMPLI-Assurance Vie, Garance Épargne, Meilleurtaux Liberté Vie, Boursorama Vie avec Euro Exclusif, Lucya Cardif, Linxea Spirit 2 ou encore plusieurs contrats utilisant Eurossima.
La possibilité d’investir à 100 % sur le fonds euros ne préjuge évidemment pas de la qualité du contrat. Rendement du fonds euros, frais de gestion, éventuels frais sur versement, conditions d’accès et solidité de l’assureur doivent également être étudiés.
Liste des contrats d’assurance-vie permettant d’investir à 100 % sur le fonds euros
Assurance-Vie : Contrats 100% Fonds Euros
Sélection de contrats permettant de placer à 100% sur le fonds en euros sans aucune contrainte de versement en unités de compte (UC). Classement des 100 meilleurs contrats par performance nette des frais de gestion, brute des prélèvements sociaux et fiscaux.
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Cette liste sera issue de la base de données FranceTransactions.com afin de tenir compte des conditions de versement en vigueur pour chacun des contrats référencés. Ces conditions peuvent évoluer : un assureur peut notamment modifier les règles d’accès à son fonds en euros pour les nouveaux versements.
Fonds euros : de quoi parle-t-on exactement ?
Le fonds en euros reste le support sécurisé emblématique de l’assurance-vie. Contrairement aux unités de compte, sa valeur n’évolue pas directement en fonction des fluctuations des marchés financiers. L’assureur garantit le capital selon les conditions prévues par le contrat. Attention toutefois : pour certains fonds, cette garantie s’entend nette des frais de gestion et non nécessairement à 100 % des sommes brutes initialement versées.
Les intérêts servis chaque année viennent augmenter l’épargne acquise. Le fonds euros conserve ainsi une fonction bien différente de celle des unités de compte : il n’est pas destiné à rechercher la performance maximale, mais à constituer la poche sécurisée d’une allocation patrimoniale.
Cette distinction est fondamentale. Les unités de compte peuvent être constituées de fonds actions, obligataires, ETF, supports immobiliers ou autres actifs financiers. Leur valeur peut progresser, mais également baisser. Le capital investi n’est donc pas garanti.
Pourquoi vouloir absolument pouvoir placer 100 % sur le fonds euros ?
Pouvoir investir 100 % sur le fonds euros ne signifie pas qu’il faille nécessairement le faire pendant vingt ans. Cette possibilité offre avant tout une liberté supplémentaire à l’épargnant.
Une somme destinée à financer un projet dans deux ou trois ans n’a pas forcément vocation à subir les fluctuations d’un marché actions. Il en va de même pour la partie sécurisée d’un patrimoine, pour une réserve destinée à de futurs rachats ou encore pour le capital progressivement désensibilisé à l’approche de l’échéance d’un projet.
Un épargnant peut également vouloir arbitrer temporairement des unités de compte vers un support sécurisé après une forte hausse des marchés, ou simplement disposer d’une poche de liquidités rémunérée à l’intérieur de son assurance-vie.
Dans toutes ces situations, l’obligation d’investir 20 %, 30 % ou 40 % sur des unités de compte pour accéder au fonds euros devient une contrainte. Si l’objectif de l’épargnant est précisément de sécuriser cette somme, prendre davantage de risque uniquement pour satisfaire une condition commerciale serait contradictoire avec son allocation patrimoniale.
Le meilleur contrat pour le fonds euros n’est pas forcément le meilleur pour les unités de compte
C’est probablement l’erreur la plus fréquente lorsqu’un épargnant choisit son assurance-vie : vouloir trouver un contrat qui soit le meilleur dans tous les domaines.
Un contrat proposant un excellent fonds euros peut disposer d’une gamme d’unités de compte relativement limitée, facturer des frais d’arbitrage ou proposer peu d’ETF. Un autre contrat peut au contraire proposer plusieurs centaines ou milliers d’unités de compte, des ETF à faibles frais, des SCPI, des fonds obligataires, des titres vifs ou du private equity, tout en imposant davantage de contraintes pour accéder à son fonds euros.
Rien n’oblige pourtant l’épargnant à choisir entre les deux.
Il peut ouvrir un premier contrat essentiellement destiné à accueillir sa poche sécurisée sur un fonds euros performant et accessible sans obligation d’unités de compte. Il peut parallèlement utiliser un second contrat, sélectionné cette fois-ci pour la richesse et les faibles frais de son offre d’unités de compte.
Deux contrats spécialisés peuvent être plus efficaces qu’un seul contrat moyen partout
Cette stratégie revient à considérer les contrats d’assurance-vie comme des enveloppes complémentaires.
Le contrat A peut être choisi pour son fonds euros : absence de frais sur versement, rendement compétitif et possibilité d’y investir 100 % du capital.
Le contrat B peut être sélectionné pour ses unités de compte : frais de gestion réduits, large choix d’ETF, absence de frais d’arbitrage, accès à l’immobilier, aux fonds obligataires ou au private equity.
L’épargnant peut ainsi rechercher les meilleures caractéristiques de chaque contrat plutôt que d’accepter les compromis d’une seule offre.
Cette approche est d’autant plus pertinente qu’il n’existe aucune règle limitant un particulier à un seul contrat d’assurance-vie. Il est possible d’en détenir plusieurs, auprès du même assureur ou de compagnies différentes.
Détenir plusieurs assurances-vie permet aussi de diversifier les assureurs
La multiplication raisonnée des contrats présente un autre intérêt : elle permet de ne pas concentrer toute son assurance-vie auprès d’un seul assureur.
Deux contrats distribués sous des marques différentes peuvent toutefois être assurés par la même compagnie. Il faut donc regarder le nom de l’assureur et pas uniquement celui du distributeur.
Cette diversification peut également donner accès à plusieurs fonds en euros dont les portefeuilles obligataires, les politiques de provisionnement et les stratégies de rémunération diffèrent. Les rendements servis ne progressent ou ne diminuent pas nécessairement au même rythme.
Détenir deux ou trois contrats bien choisis permet donc de mettre en concurrence les assureurs au fil des années et d’orienter les nouveaux versements vers l’offre qui semble la plus adaptée au moment considéré.
Attention aux taux boostés conditionnés aux unités de compte
Un rendement affiché à 4 %, 4,5 % voire davantage ne signifie pas nécessairement que l’épargnant pourra obtenir cette rémunération en investissant 100 % de son versement sur le fonds euros.
Les campagnes de bonification se sont multipliées. Certaines sont conditionnées à un nouveau versement, d’autres à une durée de conservation minimale et beaucoup dépendent surtout de la proportion investie en unités de compte.
Les écarts peuvent être considérables. En 2025, certains contrats ont ainsi affiché un rendement de base nettement inférieur au rendement maximal obtenu après application des différents bonus.
Comparer deux fonds euros suppose donc de comparer ce qui est réellement comparable. Pour un épargnant refusant tout risque en capital, c’est le rendement accessible avec 0 % d’unités de compte qui importe, et non le taux maximal figurant en gros caractères dans une campagne commerciale.
Ne pas investir sur des UC uniquement pour obtenir un bonus sur le fonds euros
Prenons un exemple volontairement simplifié. Un assureur propose un fonds euros rapportant 3 % et offre un bonus permettant d’atteindre 4 % à condition d’investir 30 % du versement en unités de compte.
Sur 10.000 euros, l’épargnant place alors 7.000 euros sur le fonds euros et 3.000 euros sur des UC. Le point supplémentaire de rendement sur les 7.000 euros sécurisés représente seulement 70 euros de rémunération annuelle supplémentaire, avant prélèvements sociaux et fiscalité éventuelle.
Une baisse de seulement 5 % des unités de compte représenterait parallèlement une moins-value latente de 150 euros sur les 3.000 euros exposés aux marchés.
Cela ne signifie évidemment pas qu’il faut éviter les unités de compte. Cela montre simplement qu’il ne faut pas prendre un risque financier uniquement pour obtenir une bonification de quelques dixièmes ou points de rendement sur le fonds euros. Les UC doivent être choisies parce qu’elles correspondent à l’horizon de placement, au profil de risque et aux objectifs de l’épargnant.
Le fonds euros peut aussi servir à désensibiliser progressivement son patrimoine
Un contrat autorisant 100 % de fonds euros devient particulièrement intéressant à mesure que l’échéance d’un investissement approche.
Un épargnant préparant l’achat de sa résidence principale dans cinq ans peut par exemple conserver initialement une partie de son capital sur les marchés financiers. À mesure que la date de l’acquisition approche, il peut progressivement réduire son exposition aux actifs risqués et transférer le capital vers le fonds euros.
La même logique peut être appliquée à la préparation d’un complément de revenus pour la retraite, au financement des études des enfants ou à tout projet ayant une échéance connue.
Le rendement potentiel diminue alors progressivement, mais le risque de subir un krach boursier quelques mois avant d’avoir besoin de l’argent diminue également.
Dans cette stratégie, la possibilité d’atteindre finalement une allocation composée de 100 % de fonds euros est loin d’être anecdotique.
Faut-il pour autant placer toute son assurance-vie sur un fonds euros ?
Pas nécessairement. Le fonds euros répond avant tout à un besoin de sécurité. Sur un horizon de placement long, accepter une certaine volatilité peut permettre de rechercher davantage de performance grâce aux marchés actions, obligataires ou immobiliers. Les unités de compte offrent précisément cette diversification, mais avec un risque de perte en capital.
La bonne question n’est donc pas de savoir s’il faut choisir entre fonds euros et unités de compte. Il s’agit plutôt de déterminer quelle proportion de son patrimoine doit être sécurisée et quelle proportion peut supporter des fluctuations.
Et rien n’impose que ces deux poches soient hébergées dans le même contrat.
Assurance-vie : à chacun de vos contrats son métier
Choisir une assurance-vie uniquement parce qu’elle propose le fonds euros ayant servi le meilleur rendement l’année précédente n’est pas davantage pertinent que de choisir un contrat uniquement parce qu’il référence 2.000 unités de compte.
La qualité d’une assurance-vie dépend de l’utilisation que l’on souhaite en faire.
Pour une poche sécurisée, l’épargnant recherchera notamment un fonds euros performant, sans frais sur versement et accessible à 100 %. Pour investir sur les marchés, il privilégiera davantage les frais de gestion sur les unités de compte, le choix d’ETF et de fonds, les frais d’arbitrage ainsi que la qualité des supports disponibles.
Il n’y a aucune raison que le même contrat soit systématiquement le meilleur dans ces deux catégories.
La possibilité d’investir 100 % sur le fonds euros reste donc un véritable avantage. Non pas parce que tous les épargnants devraient placer l’intégralité de leur assurance-vie sans risque, mais parce qu’un bon contrat doit permettre à l’épargnant de choisir lui-même le niveau de risque qu’il souhaite prendre.
Dans une allocation patrimoniale utilisant plusieurs assurances-vie, un contrat dédié au fonds euros peut ainsi parfaitement compléter un autre contrat plus compétitif pour les unités de compte. Plutôt que de chercher désespérément l’assurance-vie parfaite, mieux vaut parfois choisir plusieurs bons contrats, chacun pour ce qu’il sait faire de mieux.