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Assurance-Vie : pousser les épargnants à investir sur des unités de compte, le régulateur rappelle les devoirs de conseils, après le krach

© stock.adobe.com

Rappel de devoir de conseil en bonne et due forme du régulateur auprès des assureurs et autres courtiers. Les assureurs poussent trop largement les épargnants vers les unités de compte, avec des offres contraignant à verser sur des unités de compte. Avec le krach des places boursières, c’est toujours au pied du mur que l’on voit mieux le mur.

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Avec l’évolution des contrats d’assurance vie vers les unités de compte, potentiellement plus rémunérateurs mais aussi plus risqués, les professionnels doivent informer clairement leurs clients, demande mardi le superviseur français du secteur.

 Aller chercher du rendement sur des unités de compte ? Cela ne vous rappelle rien ?

L’orientation des contrats vers les unités decomptes est un mouvement déjà amorcé depuis plusieurs années car il permet aux assureurs de gagner en rentabilité financière. Il s’est accéléré l’an dernier lorsque le secteur financier a acquis la certitude que les taux allaient demeurer bas durant plusieurs années.
De nombreux assureurs ont alors commencé à modifier leur offre commerciale afin de réduire la part des contrats en fonds en euros, dont le capital est garanti mais à la rentabilité de plus en plus faible car dépendant d’investissements à taux fixes comme dans les obligations d’État dont les taux ont plongé parfois en territoire négatif.

 Un investissement sur les unités de compte de plus en plus contraints

"Ainsi, les clients sont de plus en plus souvent incités à orienter tout ou partie de leur épargne en Assurance Vie vers des supports en unités de compte plutôt que vers des supports en euros", relate l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).

Pour y arriver, les sociétés emploient différents moyens comme le "relèvement, pour certains contrats euros, des droits d’entrée et des frais perçus lors des versements" qui "peuvent parfois représenter l’équivalent du rendement de plusieurs années" ou l’application de frais de gestion sur le capital garanti pouvant conduire finalement à sa diminution au terme du contrat, constate l’ACPR.

 Bonus de rendements : le régulateur n’apprécie pas la démarche

D’autres proposent aussi des "avantages financiers" tels qu’une bonification du taux de rémunération ou la réduction voire la gratuité de frais en fonction d’un montant minimal investi en unités de compte, poursuit l’autorité. Problème, ces placements en unités de comptes, réalisés sur des titres plus risqués comme des actions, peuvent aussi bien offrir un meilleur rendement en cas de marché haussier comme amputer le capital investi en cas de turbulences boursières.

 L’assurance-vie, un placement de long terme

L’ACPR invite donc les souscripteurs à comparer l’ensemble des conditions et frais des contrats et à se faire "expliquer les impacts éventuels d’une modification du contrat réalisée à leur demande ou à l’initiative de l’assureur". Elle rappelle aussi que l’assurance vie est un placement de long terme, sa fiscalité devenant avantageuse à partir de huit ans de détention. Une caractéristique que les professionnels doivent "aussi clairement indiquer", tout comme "les risques inhérents aux contrats en unités de compte".

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