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La Bourse de Paris a fini vendredi sur un rebond exclusivement technique (+1,83%) clôturant une semaine éprouvante sur une séance erratique au lendemain d’une débâcle historique.
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L’indice CAC 40 a pris 74,10 points à 4.118,36 points, dans un volume d’échanges toujours extrêmement étoffé de 10 milliards d’euros. Jeudi, l’indice a subi la chute la plus forte de son histoire, clôturant sur une baisse de 12,28%.
Au cours de la semaine écoulée, il a perdu 20,03%. Depuis le 1er janvier, il a chuté de plus de 31,11%. Les places financières du monde entier se sont violemment effondrées jeudi, sur fond de panique générale en raison de la pandémie. Le net rebond enregistré à l’ouverture de la place parisienne vendredi a fini par battre de l’aile en fin de séance. "Il s’agit d’un rebond plus technique que fondamental", indique Guillaume Garabedian, responsable de la gestion conseil à Meeschaert Gestion Privée. "Il y a beaucoup d’irrationnel, beaucoup de nervosité, des phénomènes de ventes massives sur des solutions d’investissements indicielles, donc toute la cote plonge ou remonte d’une seule traite sans distinction entre les valeurs", souligne-t-il.
La séance a été marquée par des "fluctuations énormes sur des valeurs" sans raison fondamentale, insiste l’expert, ajoutant que "certains investisseurs ont spéculé sur la baisse et d’autres ontd ébouclé une partie de leurs positions à découvert". Le net rebond de la matinée avait été soutenu, selon lui, par "l’action énergique de la Fed jeudi soir" et par l’"interdiction de ventes à découvert de titres sur certains marchés, comme l’Italie ou l’Espagne".
La Réserve fédérale américaine va renouer avec le rachat de dette et va injecter des milliers de milliards de dollars d’argent frais pour permettre aux banques et entreprises de se financer. De nombreux États ont présenté des mesures de relance économique. Parmi les dernières annonces en date : le gouvernement allemand a promis des prêts "sans limite" d’une valeur d’au moins 550 milliards d’euros pour aider les entreprises du pays confrontées à des problèmes de trésorerie. Néanmoins, "le marché aura certainement du mal à rebondir de manière ferme et durable tant qu’on n’aura pas la maîtrise sur le plan sanitaire", prévient l’expert. Car il fait face à "une inconnue majeure sur l’évolution de la situation sanitaire en Europe et surtout aux États-Unis où les mesures semblent plus légères" qu’en Italie ou en France par exemple, où des mesures de confinement ont été prises.
Avant cela, les banques centrales sont passées à l’action. La Réserve fédérale américaine a notamment annoncé jeudi qu’elle allait renouer avec le rachat de dette à travers les bons du Trésor, afin d’abreuver les marchés en liquidités.
La Banque centrale européenne a elle aussi décidé d’un arsenal de mesures. Elle va notamment favoriser les prêts aux PME et renforcer ses achats de dette publique et surtout privée. Certaines valeurs durement frappées la veille sont parvenues à se redresser, à l’instar du groupe hôtelier Accor ou d’Air France-KLM (+12,69% à 4,81 euros).
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